dimanche 23 décembre 2012

Et les gagnants sont ...

Nous sommes déjà le 23 décembre et je suis certaine que vous attendez tous avec impatience les résultats du giveaway.


Alors, qui aura l'immense plaisir de recevoir un exemplaire du roman de Corine Gantz intitule Hidden in Paris? Le suspense est torride. Je suis sûre que vous n'y tenez plus!

Au fait, vous ai-je parlé de mes dernières aventures quotidiennes à Shanghai?
Ou encore de mes trucs et actuces pour bien vivre à Chicago? Peut-être souhaitez vous en savoir davantage sur le choc culturel ou ce que recouvre l'acronyme TCK? Avez-vous lu mon guide pour les familles expatriées à Chicago ?

Euh, ah mais oui, je m'égare ... Revenons à nos moutons. Les gagnants du giveaway sont :

  •  Anonyme et son commentaire du 18 décembre 2012
  • Carol et son commentaire du 19 décembre 2012


Merci aux heureux gagnants de m'envoyer un petit mot à l'adresse suivante contact@writerforever.com et je les mettrai en contact avec Corine afin qu'ils recoivent un exemplaire de son roman.

Merci d'avoir participé en laissant un commentaire sur mon blog et d'avoir aimé la page facebook de mon livre Finding Your Feet In Chicago.

Revenez souvent et nombreux sur Expat Forever en 2013 pour plus d'anecdotes sur l'expatriation au quotidien, de conseils pour les familles expatriées et de surprises à gagner.


Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'années.

dimanche 16 décembre 2012

Hidden In Paris – Gagnez un exemplaire !

Illustration Free Digital Photo

C’est Noël sur Expat Forever ! 


Cette semaine, je vous propose de jouer et de gagner un exemplaire de Hidden in Paris, le roman de Corine Gantz. Deux exemplaires dédicacés sont à remporter. Pour participer, il faut:


Les deux gagnants seront révélés dans une semaine à partir d’aujourd’hui. Je les contacterai alors pour obtenir leurs coordonnées. 

La couverture du roman, Hidden in Paris
Sachez que j’ai lu le livre de Corine que j’ai acheté sur Amazon et je l’ai trouvé excellent. Une fois commencé, je n’ai plus pu le lâcher. L'histoire se passe à Paris et relate la vie de trois femmes américaines, qui reprennent leurs vies en main. Les personnages sont attachants, uniques et magnifiquement bien construits par l'auteur. Si vous aimez Paris et la gastronomie française, vous allez vous régaler car ces deux éléments font partie intégrante de l'histoire. Idéal si Paris vous manque. Parfait si vous partez visiter la ville des lumières. Pour information, ce roman est en anglais. 

Bref, ne s’agit-il pas d’un petit cadeau idéal en ces fêtes de fin d’année ?

Enfin, pour terminer de vous convaincre voici un extrait de l’interview de Corine que j’avais faite en juin 2011 sur Expat Forever :

 « Expat Forever : Vous venez de publier votre premier roman en anglais Hidden in Paris. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?
Corine Gantz, auteur de Hidden in Paris

Corine Gantz : Hidden in Paris est la rencontre houleuse de trois femmes américaines qui décident de partir à Paris dans l’espoir de recommencer leur vie. Elles emménagent ensemble dans un hôtel particulier mais très rapidement cette nouvelle vie en communauté, la rencontre d’hommes Français et la vie parisienne révèlent et exacerbent leurs problèmes. Hidden in Paris est un roman léger et souvent amusant ou l’amour, l’amitié et les névroses se nouent et se dénouent tour à tour.

EF : Pourquoi avez-vous souhaité écrire ce roman ? Comment en avez-vous eu l’idée ?

CG : L’idée est venue après avoir lu plusieurs romans immondes en anglais. Je me suis mise en tête que ça ne devait pas être si difficile que ça d’écrire un livre (faux !) Et si j’en jugeais des livres que je venais de subir, être publiée serait facile. (Vraiment faux !)
L’histoire du roman s’est un peu écrite d’elle-même. J’ai eu le sentiment de suivre les personnages sans plans précis, et de laisser l’histoire évoluer. Un de mes personnages était Paris. Un autre était cette maison. Les autres personnages étaient humains et même peut être trop humains. Cette technique qui n’en est pas une n’est pas celle que je recommande. Maintenant je travaille de façon très systématique avec un plan de chapitres. Mais je laisse la fin ouverte jusqu’au bout, pour la même raison que je refuse de voir une voyante. Si je connais la fin, ou est le plaisir de la découverte ?

EF : Vous l’avez écrit en anglais. Pourquoi avez-vous fait ce choix qui me semble plus difficile au premier abord ?

CG : Je suis bien trop intimidée par la littérature française pour essayer d’en faire partie. La littérature américaine me paraissait plus accessible, la langue anglaise plus directe. Bien sûr, je fais des erreurs de grammaire et d’orthographe dans les deux langues mais au moins en anglais j’ai une bonne excuse ! »

Pour en savoir plus, il ne vous reste plus qu’à participer ! Bonne chance, bonnes fêtes de fin d’année et à bientôt sur Expat Forever !

Vous pouvez aussi suivre Corine Gantz sur son blog, Hidden in France.

Crédit Photo : Corine Gantz

mercredi 12 décembre 2012

Le choc culturel en expatriation


Vous sentez-vous perdu en expatriation?

Le 21 novembre 2012, j’ai fait une conférence au Lycée Français de Shanghai – Campus de Pudong dans le cadre des cafés-croissants du BDA. J’y ai parlé du choc culturel et de ses étapes en privilégiant toujours la problématique familiale (conjoint accompagnateur, couple, enfants et adolescents). Une discussion enthousiaste a suivi ou chacun a pu faire part de ses expériences ou poser des questions.


Je publie sur ce blog un résumé de cette conférence. Vous pouvez voir quelques photos de cet évènement en vous rendant sur le site internet du Lycée Français de Shanghai.

Qu’est-ce que le « choc culturel » ?


Le terme « choc culturel » a été utilisé pour la première fois en 1954 par Kalervo Oberg, un anthropologue canadien (de parents finnois). A travers ce terme, Oberg renvoie au sentiment d’anxiété provoqué par le fait de se retrouver plongé dans un contexte à la fois étranger et étrange. Dans son discours de l’époque, il renvoie aux multiples sentiments inconfortables ressentis lors d’une expérience interculturelle et causés à la fois par la perte de repères, et la rencontre avec de nouveaux codes incompréhensibles (langage verbal et non verbal).

En d’autre terme, l’individu confronté à une telle situation vit un véritable tremblement de terre interne. J’aime l’idée du tremblement de terre ou de tsunami pour imager ce concept de choc culturel. Rappelons rapidement que de tels phénomènes naturels sont dus à la rencontre de deux plaques terrestres. Dans le contexte du choc culturel, les plaques terrestres sont d’une part les codes culturels de l’individu arrivant et d’autre part ceux du pays d’accueil.

Le choc culturel est la succession de différentes étapes


L’ajustement au nouveau contexte culturel ne va pas se faire du jour au lendemain. Et même si les chercheurs pensent que cette période de transition dure de six mois à un an, ils s’empressent de préciser que tout dépend de l’individu, de sa préparation à l’expatriation, de son histoire individuelle et d’une multitude d’éléments externes. Autrement dit, il n’y a pas de schéma classique en terme de choc culturel, celui-ci étant un processus strictement individuel. Chaque personne vivra donc cette étape de manière différente, ceci pouvant causer des décalages importants notamment quand l’expatriation est vécue en famille. Chaque membre peut avoir ses propres zones de turbulence et pas forcément au même moment, rendant ainsi la vie de famille plutôt chaotique.

Toujours selon les chercheurs, cette période d’adaptation culturelle d’un individu aurait la forme d’un « U » et peut se découper en quatre phases : 
  1. La phase lune de miel : il s’agit de la période pendant laquelle l’individu découvre son nouvel environnement. Tout est vécu avec intérêt et émerveillement. La curiosité est souvent le moteur de l’action et les différences culturelles sont perçues de manière positive et exotique.
  2. La phase critique : Tout ce qui précédemment enchantait l’individu commence à entamer sa confiance en provoquant chez lui une attitude de rejet et un regard très critique à l’égard du pays d’accueil et de sa culture. C’est le choc culturel en tant que tel.
  3. La phase d’ajustement : tout commence à faire sens aux yeux de l’individu expatrié, qui fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit a l’égard de son nouvel environnement, facilitant ainsi l’ajustement.
  4. La phase d’adaptation : le niveau de bien-être revient à la normale et le dépasse même peut-être. Ce qui pouvait être étrange au début du séjour devient normal et passe des lors quasiment inaperçu. L’individu se sent finalement à l’aise dans son nouvel environnement.



J’insiste sur le fait que cette courbe et ce découpage en quatre temps sont purement théoriques car chaque individu va vivre cette transition de manière différente et pas forcément de manière aussi systématique.

La phase critique ou la phase du choc culturel en tant que tel est la plus dangereuse. S’il faut bien savoir repérer chacune des phases pour bien réussir sa transition culturelle, c’est cette étape que l’on appelle aussi le creux de la vague qui est la plus difficile à négocier et à remonter. Des symptômes physiques (maux de tête, problèmes digestifs, troubles du sommeil, etc. …) mais aussi des manifestations psychologiques (régressions en tout genre, crises de larme, irritabilité excessive, etc. …) sont autant de signes à ne pas négliger qui nécessitent une aide voire une prise en charge s’ils s’installent durablement. 

La prochaine conférence aura lieu le 16 janvier 2013 et portera sur les enfants expatriés ou Third Culture Kids (TCK).

lundi 10 décembre 2012

Chroniques Shanghaiennes : la poste chinoise


Lorsque l’on s’installe dans un nouveau pays, il y a beaucoup de premières fois : la première fois au supermarché, la première fois chez le docteur, j’en passe et des meilleures. La première année est forcément celle des premières fois avec les bonnes et les mauvaises surprises. 


Dans la série, « j’ai testé pour vous à Shanghai », voici donc ma première expérience avec la poste chinoise.


Après avoir emmené mes filles à l’arrêt du bus scolaire et avoir fait un détour par le Starbuck Coffee du coin – on ne change pas de bonnes vieilles habitudes après quatre années aux Etats-Unis – je pars à pied jusqu'à la poste de mon quartier pour poster deux lettres.

Une fois arrivée devant le bâtiment, je constate que les portes ouvriront moins de 10 minutes plus tard. Je décide donc d’attendre patiemment devant les grilles. J’observe avec contentement que je suis la première arrivée et que je serai donc la première servie. Par les portes vitrées, j’en profite pour détailler l’intérieur des locaux. Un gardien lit son journal en attendant l’ouverture. Les guichets, nombreux, ressemblent à n’importe quels guichets d’administration. Je redescends les quelques marches du bâtiment et observe les passants : une grand-mère qui emmène sa petite fille à l’école, les employés municipaux qui ramassent les dernières feuilles automnales et les vélos électriques silencieux qui traversent un peu plus loin l’immense croisement. 

Une moto et ses deux passagers qui se garent à proximité de moi me sortent de mes rêveries matinales. De l’autre côté des portes vitrées, le garde s’est levé. Il ajuste sa casquette, son ceinturon et ferme son journal. Une femme d’une cinquantaine d’années s’est collée à la grille. Je remonte les quelques marches de la poste pour me mettre dans la queue qui se forme. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un alignement mais plutôt d’un agglutinement. Je comprends rapidement que malgré mon arrivée précoce, je ne serai pas la première servie. Les usagers arrivent plus nombreux et se pressent devant la grille. On me regarde avec un sourire. J’essaie de jouer un peu des coudes, en vain. Les employés de la poste arrivent et se placent derrière leurs guichets. Le garde est prêt. Il appuie sur un bouton. La grille se leve. Les usagers n’en attendaient pas moins. Ils se baissent ou plutôt se glissent dès que possible pour entrer dans la poste. Et là, tout ce petit monde court dans tous les sens pour attraper le formulaire, le paquet, le courrier. 

Je n’ai besoin que de deux timbres. Pas la peine que je m’affole. Je m’avance vers le premier guichet de disponible. Je montre mes deux enveloppes ainsi que l’emplacement supposé des timbres tout en prononçant Meiguo (Etats-Unis en chinois). Je paie 12 RMB. L’employée me prend mes deux enveloppes mais ne me donne pas de timbres. Elle me fait comprendre que je peux partir. Le doute monte en moi. Il n’en est pas question. Je veux mes deux timbres pour les coller moi-même sur mes deux enveloppes. Je le lui fais comprendre à l’aide de multiples gesticulations. Elle finit par me les donner. Je finis par les coller. Je réussi à obtenir la durée d’expédition : 10-12 jours. 

La mienne fut courte mais je suis extenuée. 

Crédit illustration : Free Digital Photos

vendredi 7 décembre 2012

Citation d’expat



“I cry when I arrive in a new place and I cry when I leave it. How can you put down roots when the carpet is continually being pulled from under your feet?”


Et vous, vous en pensez quoi ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

vendredi 9 novembre 2012

Merci !

Le mois dernier, j'ai participé à un concours de blogueurs, les Golden Blog Awards 2012. J'avais eu envie d'essayer. Mon blog n'a pas été sélectionné pour continuer l'aventure. Je ne sais pas si je participerai à nouveau à ce genre d'évènements. Je suis très partagée.

Un grand merci à tous ceux et toutes celles qui ont voté pour Expat Forever !

mardi 6 novembre 2012

Mes sosies d’expat



« Maman, maman ! Regarde on dirait Martin ! »

Martin est certainement en voyage, mais sûrement pas à Shanghai, sinon je le saurais !

La remarque de ma fille me fait sourire. Moi aussi, à chaque nouvelle expat, je retrouve toujours le visage d’une amie chère dans les nouvelles personnes que je rencontre, comme pour prolonger la vie d’avant, celle où j’avais mes repères, mes habitudes, mes amies … mon petit monde, quoi. 

Ici, ça n’a pas raté, je retrouve un peu de ma copine Marcy à chaque cours de chinois : Trisha est américaine et lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Ou du moins, elle a un air !

Et vous, est-ce que vous essayez inconsciemment de retrouver des sosies de vos copains/copines dans votre nouveau pays d’accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 29 octobre 2012

Conférences en ligne pour les français de l’étranger


En novembre, deux rendez-vous en ligne à ne pas manquer pour la communauté expatriée et les français  de l'étranger. 


Rencontre avec Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée en charge des Français de l'étranger, sur ExpatUnited


Expat United est un site d’entraide communautaire gratuit pour les expatriés français et francophones. 
Il organise régulièrement des « Rendez-vous de l'expatriation » qui sont des conférences en ligne sur tous les sujets liés à l’expatriation
Le prochain evenement de ce genre aura lieu le 8 novembre 2012. L’équipe d’Expat United recevra Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée en charge des Français de l'étranger. 

Pour plus d’information et pour s’inscrire, rendez-vous sur le site d’ExpatUnited.

Conférence sur le bilinguisme au lycée français de New York


Le 3 novembre 2012 aura lieu une conférence intitulée Living with Two Languages: The Advantages of Being Bilingual. Trois panels se suivront. Une exposition intitule “Je suis qui je suis” clôturera cette conférence sur le bilinguisme. Pour plus d’informations sur le programme et les panelistes, consultez le site Living with two languages

Si vous ne résidez pas à New-York, vous pourrez tout de même suivre les exposés en direct sur le site Living with two languages. Et si vous ne pouvez pas être au RDV pour cause de décalage horaire, sachez qu’un enregistrement de la conférence sera disponible en ligne après l’évènement. 

Vive internet ! 

PS : l’expatriation n’est vraiment plus ce qu’elle était (comment on faisait avant sans internet ??) Je ne vais pas m’en plaindre !

jeudi 25 octobre 2012

Littérature jeunesse et expatriation


Voici la suite de mes découvertes en littérature jeunesse sur le thème de l’expatriation


Deux autres ouvrages ont retenu mon attention. Ils abordent les thèmes suivants : partir, l’éloignement, l’absence, ceux qui restent. Les pays concernés sont l’Allemagne et l’Australie pour Un endroit où grandir de Simon French, et la France et la Chine pour L’été a Pékin d’Elise Fontenaille.

Un endroit où grandir de Simon French, Nathan Poche, 2006

Ari est un jeune garçon allemand doué pour la musique et le violon en particulier. Plusieurs années après le décès de son père, sa mère part s’installer en Australie où elle refait sa vie. Ari a du mal à s’y faire mais c’est surtout l’éloignement d’avec son grand-père puis sa disparition sans l’avoir revu qui seront le plus difficile, d’autant que c’est lui qui lui avait enseigné le violon. 
Ce roman superbement écrit et construit plaira à des lecteurs de plus de 12 ans. L’histoire est racontée à la première personne du singulier rendant le personnage encore plus réel et proche. Le thème de l’absence et de la séparation sont abordés avec finesse. 

L’été à Pékin d’Elise Fontenaille, Editions Rouergue, 2010

Pauline et Nikita sont les meilleures copines du monde. Oui, mais voilà, Nikita part vivre à Pékin avec son père, journaliste. Elles restent en contact par mail et par skype. Pauline se sent un peu laissée pour compte et est un peu jalouse. Mais surtout, Pauline a peur que Nikita l’oubli. Elle est triste. 
Ce petit roman qui se lit en moins d’une heure pour les plus lents est à mettre entre les mains de tous les copains et copines qui s’éloignent pour cause d’expat. A leur offrir en leur disant qu’il y a toujours des solutions ! 



Et vous, avez-vous lu des romans jeunesse traitant de près ou de loin de l’expatriation ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 22 octobre 2012

Résultats du jeu « Deux exemplaires de mon livre à gagner ! »


Et les deux heureux gagnants sont :

  •          Anomyne, ayant signé Sparnasix (commentaire du 17 octobre 2012)
  •          Anonyme (commentaire du 19 octobre 2012)

Contactez-moi le plus vite possible par e-mail privé à l’adresse suivante contact@writerforever.com pour que je puisse vous faire parvenir un exemplaire de Finding Your Feet In Chicago dans les meilleurs délais.

Quant aux autres, vous pouvez toujours vous procurer mon livre sur Amazon.com si vous résidez aux Etats-Unis ou sur Amazon.fr si vous vivez en France.

Continuez à suivre les aventures d’Expat Forever car à l’approche des fêtes de fin d’années, il y aura d’autres cadeaux !

jeudi 18 octobre 2012

Mais où est la maison ?

Where is home?

Dimanche 7 octobre 2012, c’était le marathon de Chicago


Depuis Shanghai, forcément il y a un léger décalage : 13 heures de différence. Cela ne nous empêche pas d’y penser toute la journée.
Au petit déjeuner, 8h00 à Shanghai, 19h00 la veille à Chicago, on se dit que les coureurs vont se coucher. Il faut une bonne nuit de sommeil avant de courir 42 km. En fin de journée à Shanghai, on se dit que cela doit grouiller de monde du côté de Millemium Park, Grant Park et Michigan Avenue. Vers 20h00, une idée un peu saugrenue nous traverse l’esprit. Et si on regardait la course ? Juste pour le fun, juste pour l’ambiance. Pour voir Chicago, pour voir la maison, notre maison. J'allume la télé. J’appuie frénétiquement sur la zapeuse pour faire défiler les chaînes américaines. Rien. F. cherche sur son I-pad le site de la chaîne américaine qui diffuse l’évènement. Et là, devant nous … Chicago … la course … 
Le départ est donné et une masse mouvante s’élance sur le petit écran. Je ne sais alors plus trop où je suis : Chicago ?… Shanghai ? 

Une caméra suit les coureurs de tête tandis qu’une autre s’intéresse au groupe des filles. Les hommes s’approchent de Lincoln Park. Ils redescendent Broadway … je reconnais le croisement Diversey / Clark. Ils vont passer devant la maison dans quelques secondes … et juste à ce moment-là, gros plan sur la météorologiste de service. 

« On s’en fout de la météo ! Montre-nous les coureurs, ils vont passer devant la maison » est-ce moi qui ai parlé ?

Retour sur le groupe des filles. Elles aussi arrivent bientôt devant NOTRE domicile. Je suis de plus en plus excitée. Je saute de joie en pointant du doigt l’écran et en hurlant : « Best Buy ! La maison !!! La maison !!! » Je vois l’immeuble en arrière-plan de la course. Je ne regarde même pas les marathoniennes. A vrai dire, je m’en fous. Tous ce que je vois, ce sont les grandes baies vitrées en arrondie, le petit balcon de la chambre, le ciel bleu et lumineux. J’ai l’impression de rejouer E.T. 

En une fraction de seconde, je réalise que je vis une situation surréaliste. Je suis à Shanghai, dans mon pyjama, dans mon nouvel appartement, et je sautille comme une jeune fille devant un petit écran qui m’a montré deux secondes mon ancien domicile. Je réalise que j’appelle ce que je vois sur un écran « la maison » alors que je suis à la maison. Mais alors, où est ma maison ? 

Dans mon cœur, elle est à Chicago. Physiquement et concrètement, elle est désormais ici à Shanghai, mais le cœur n’y est pas, pas encore, pas tout à fait …

Et vous, si vous êtes expat, où est votre maison ? Difficile à dire ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

Crédit Photo : Free Digital Photos

lundi 15 octobre 2012

Deux exemplaires de mon livre à gagner !


A l’occasion de la sortie de mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families aux éditions Summertime Publishing, j’offre deux exemplaires aux lecteurs et lectrices de mon blog. 


Deux exemplaires de FYFIC à gagner !


Pour participer, il vous faut :

  • Laisser un simple commentaire à la suite de ce message avant le samedi 20 octobre 2012, 15h00 heure française
  • Résider aux Etats-Unis ou en France métropolitaine

Un tirage au sort, réalisé par deux mains innocentes, aura lieu le 21 octobre 2012. Je donnerai les noms des deux heureux gagnants sur ce blog le lundi 22 octobre 2012.

Bonne chance !

jeudi 11 octobre 2012

Comment maintenir du bien-être en période de transition ?


Partir vivre à l’étranger ou s’expatrier rime aussi avec incertitude et stress. Personnellement, la période qui m’est la plus difficile à vivre est celle de la transition dans le nouveau pays d’accueil. Ces semaines voire parfois ces mois où l’on n’a pas encore trouvé de logement, quand le séjour à l’hôtel ou en appart-hôtel a tendance à se faire un peu long… Et puis, même si l’on vit enfin dans son chez soi définitif, on n’a pas encore forcément reçu son container avec tous ses effets personnels qui font que l’on se sent installé. 


Cette fois-ci, j’avais anticipé car je savais que cette fameuse période de transition que je n’apprécie guère allait sans doute être longue. Bien m’en a pris, car cela fait maintenant deux mois et demi que je vis avec uniquement ce que j’avais mis dans mes deux valises. Alors, pour vous éviter des petites crises d’angoisses ou de paniques intérieures, voici mes petits trucs et astuces pour bien vivre cette période de transition. 

Prévoir des petits objets transportables qui rassurent, apaisent et occupent

En ce qui me concerne, ce fut mon kit de voyage de dessin, quelques livres (romans et guides), mon Kindle (que ferais-je sans lui, je l’ai charge à bloc !), un carnet de dessin qui me sert à la fois de journal intime, de carnets de voyage et de mini bloc à dessin où je note fiévreusement mes premières impressions, nos découvertes familiales, mes peurs et mes petites joies du quotidien. Et puis bien sûr, les incontournables : mon ordi et mon téléphone portable. 
Avant de partir, réfléchissez à ce qui vous est indispensable au quotidien et faites les achats nécessaires pour que cela soit transportable et pas trop encombrant. Faites exactement la même chose pour vos enfants. 

Mettre en place des routines personnelles pour assurer son bien-être physique et moral

Il ne s’agit pas de rester trois heures dans la salle de bain avant de partir visiter 10 appartements. Il s’agit juste de se préserver un peu de temps, ne serait-ce que 30 minutes par jour, dans cette période instable et mouvementée. C’est indispensable si vous voulez rester saine de corps et d’esprit. 
Pour moi, ce fut cette fois-ci : 
  • prendre soin de ma peau avec des produits de qualité, ce que je n’ai pas toujours fait ces quatre dernières années. Une petite cure de jouvence, en quelque sorte, pour me retrouver. 
  •  lire tous les jours des choses faciles et légères.
  • écrire et dessiner. 

Crédit photo : Free Digital Photos

Et vous, quels sont vos trucs et astuces pour bien vivre votre période de transition en expatriation ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 8 octobre 2012

Romans jeunesse et expatriation



Un livre peut être un bon moyen de discuter d’un problème dont on a parfois du mal à parler. Bien que l’expatriation soit un sujet récurrent chez nous, j’ai quand même choisi cet outil pour aborder notre nouvelle expatriation en Asie. Ce billet est donc le premier d’une série de posts sur la littérature jeunesse et l’expatriation. Je partage avec vous mes découvertes littéraires et uniquement celles qui m’ont vraiment plu.


Pendant les vacances d’été, j’ai acheté des romans jeunesse qui abordaient le sujet sous différents angles. Ma fille aînée qui a neuf ans a été la première à les lire. Voici deux d’entre eux qui nous ont particulièrement plu. Ils abordent les thèmes suivants : le changement, les différences culturelles, l’intégration, l’amitié. Les pays concernés sont le Japon, les Etats-Unis, la France.

La petite fille au kimono rouge de Kay Haugaard, Le livre de poche jeunesse, 2011.

Publié pour la première fois en 1966, ce roman jeunesse est un petit joyau et n’a pas perdu une ride.
Myeko est japonaise et elle doit quitter son pays pour partir vivre définitivement aux Etats-Unis avec ses parents. Une nouvelle vie commence pour elle et sa famille. Ce n’est pas facile pour Myeko qui a le mal du pays et qui peine à se faire de nouveaux amis. 
J’ai beaucoup aimé ce livre car l’auteur décrit parfaitement les sentiments de Myeko : ses hauts et ses bas, sa volonté mais aussi ses difficultés à se faire des amis, sa détermination à vouloir embrasser la culture américaine et sa tentation de vouloir cacher sa culture japonaise… Or c’est bien grâce à ses origines qu’elle va s’intégrer auprès de ses camarades de classes. Une belle morale pour nos TCK !
Pour couronner le tout, un petit lexique de mots japonais placé à la fin du livre aide le jeune lecteur à mieux comprendre la culture japonaise.
Idéal pour les enfants à partir de 9-10 ans. 

Azami Le cœur en deux de Marc Cantin et Isabel, Nathan, 2012.

Plus récent, ce roman jeunesse qui se lit rapidement (ma fille l’a englouti en quelques heures) plaira aux pré-adolescents. 
Azami a 14 ans et a toujours vécu au Japon avec sa grand-mère un peu sorcière. La veille du premier jour des vacances, son père lui propose de partir avec lui à Paris. Elle va enfin pouvoir profiter un peu de lui, pense-t-elle. Elle ne se doute pas une seconde de ce qui l’attend : le choc culturel mais aussi et surtout une lourde décision à prendre …
Attention, ce roman n’aborde pas le thème de l’expatriation directement. En revanche, j’ai apprécié que le personnage soit confronté à une décision difficile à prendre. Cette décision ou question que tout ado dont les parents qui ont un projet d’expatriation se pose à un moment ou à un autre : partir ou rester ? Ce roman est un bon moyen d’aborder le sujet avec des enfants incertains ou peu motivés par un départ à l’étranger. 

Bonne lecture !

Et vous, avez-vous lu des romans jeunesse traitant de près ou de loin de l’expatriation ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 1 octobre 2012

Chroniques Shanghaiennes : le sport en Chine … ou presque.


Après les courses à Carrefour , voici mes premières remarques relatives à l’activité physique en tout genre à Shanghai. 



  • A Décathlon, on peut tout essayer dans les allées du magasin : les rollers, les trottinettes, les vélos… Personne ne s’en étonne, sauf moi.

  • A Carrefour, un dimanche après-midi, alors que le supermarché est noir de monde, un couple entre avec ses deux enfants d’environ cinq ou six ans. Ces derniers sont en vélo avec leurs casques sur la tête. Personne ne dit rien. La famille fait ses courses ainsi. 

  • Un soir dans le taxi, j’observe les magasins qui défilent devant moi. Le taxi s’arrête à cause de la circulation. Et soudain, je les remarque. Elles ne courent pas vraiment. Elles trottinent. Elles sont trois. Elles ont une cinquantaine d’années. Elles font du sport à leur manière. Elles tournent en rond à l’intérieur du magasin où elles travaillent en attendant le chaland. Amusant !

  • Tous les matins ou presque, un groupe de personnes âgées fait du Tai Chi juste en dessous de nos fenêtres au son d’une ravissante mélodie chinoise. Ils commencent à 6h30 du matin, heureusement que je suis déjà réveillée. 


Et vous, qu'est-ce qui vous surprend dans votre nouveau pays d'accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation.

mercredi 26 septembre 2012

Chroniques shanghaiennes : Carrefour


J’essaierai régulièrement de vous faire part de mes surprises d’expat à Shanghai. Il s’agira juste d’une petite liste de choses ou de comportements inattendus que j’aurais observés. Bref, un condensé de choc culturel au quotidien. 


Cette semaine, je commence avec un gros sujet : les courses à Carrefour. Je pense que le sujet reviendra régulièrement.

  • Non, non, non … ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’un Carrefour à la française. La translitération du nom Carrefour en chinois est « Jia le fu » (prononcer Tjia-le-fou, si j’ai bien suivi mon cours de mandarin) et signifie en gros « La maison du bonheur ». A l’intérieur, les produits sont principalement chinois et rares sont les employés qui parlent anglais. Mais je suis ravie de pouvoir y faire mes courses et d’y trouver tout de même de nombreux produits importés. 

  • Le rayon poissonnerie est le plus … renversant. Les poissons y sont vivants dans de grands aquariums. Pour en manger, il faut aller à la pêche avec sa petite épuisette. Le plus rigolo ou surprenant – cela dépend de quel point de vue on se place – c’est la petite piscine à boudin bleus où sont mélangés les crapauds et les tortues vivants. Eh oui, de la tortue pour le repas de midi, ça vous tente ? Mes filles étaient choquées, en bonnes petites occidentales qu’elles sont. 

  • Le rayon viande est … comment dire … particulier. Moi qui suis végétarienne, j’avoue que j’ai un peu de mal. Il y a des bacs de viande en self-service et tout le monde se sert à mains nus … sauf quelques-uns qui utilisent des sacs plastiques en guise de gants. Mais pas de panique, il y a aussi des rayons avec de jolies barquettes de viande toutes prêtes. Je fréquente plutôt celui-ci puisque le reste de ma famille est encore carnivore. 

  • Les œufs ne sont pas au rayon frais. Ce fut un gros choc pour moi. J’ai toujours peur de trouver un début de poussin en faisant mon omelette ou ma pâte à crêpe. 

  • A la caisse, ce n’est plus moi qu’on dévisage, mais mon caddie pour voir tout ce que j’ai acheté. En général, les caddies des locaux sont plutôt vides en comparaison du mien. Même la caissière s’ébahit devant la longueur du ticket de caisse. Cela la fait rire ou bien cela l’épuise, c’est selon. Et pourtant, je n’achète pas des quantités exorbitantes de produits. Il va falloir que tout le monde s’habitue, surtout moi…

  • A carrefour, j’ai déjà vécu quelques grands moments de solitude. En effet, lorsque je fais une tentative en anglais auprès des employés, soit la vendeuse part en riant et en faisant non d’un signe de la main, soit je suis totalement ignorée. Mais, je vous rassure, j’ai fini par trouver le rayon condiment. 


Et désormais, je vais régulièrement à la maison du bonheur en souriant … ou presque !

Et vous qu'est-ce qui vous surprend dans votre nouveau pays d'accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

Crédit illustration : Free Digital Photos

vendredi 21 septembre 2012

Expat Forever et les Golden Blog Awards 2012


Cette année, je participe au Golden Blog Awards 2012 !


Pourquoi pas, après tout, hein ?? Cela fait plus de deux ans et demi que je blogue régulièrement sur l’expatriation. Alors, j’ai eu envie de participer. 

Les Golden Blog Awards récompensent les meilleurs blogs français dans 20 catégories différentes. Il n’y a pas de catégories Expatriation malheureusement, mais il y en a une intitulée Voyages / Tourisme. C’est donc dans celle-ci que vous me trouverez. 

Je vous encourage à voter pour mon blog Expat Forever jusqu’au 22 octobre 2012 inclus en cliquant sur le lien ci-dessous ou en vous rendant directement sur le site des Golden Blog Awards 2012



Merci pour votre soutien !

lundi 17 septembre 2012

Cinq conseils pour bien s'installer à Chicago


Chicago - Lincoln Park

Si vous déménagez en famille à Chicago, suivez ces cinq conseils afin de vous faciliter la vie et de vous installer rapidement.



Faites un choix de style de vie



Avant votre arrivée, il vous faudra décider si vous voulez vivre en banlieue ou à Chicago même. Cette décision aura un très fort impact sur votre séjour et le style de vie de votre famille. Faites vos propres recherches en ligne et tenez un conseil de famille pour connaître l’avis de chaque membre de votre famille. 


Choisissez l’école de vos enfants en premier et ensuite votre domicile



La plupart des écoles publiques de Chicago sont des écoles de quartier, ce qui signifie qu’elles acceptent principalement des enfants qui vivent au sein de la carte scolaire de l’école. 


Impliquez-vous dans la vie de la communauté locale 



Cela peut-être au sein de l’école de vos enfants, à l’église ou dans une association sportive. Cette implication sera la clef d’un séjour réussi ! Gardez à l’esprit que le bénévolat aux Etats-Unis est très important, reconnu et valorisé tant socialement que professionnellement. 


Préparez-vous pour le climat 



Les hivers à Chicago sont très froids et longs alors que les étés peuvent être très chauds et humides. Lors de la recherche de votre domicile, vérifiez le chauffage et la climatisation. Il sera aussi utile d’acheter des humidificateurs pour l’hiver. A la fin de l’automne, achetez de bons vêtements d’hiver ainsi que des chaussures de neige pour toute la famille et attendez tranquillement la première chute de neige. 


Abonnez-vous à un journal local 



Cet abonnement vous permettra de savoir ce qui se passe à Chicago dans différents domaines comme la politique, l’économie, les arts, etc… Le dimanche, les journaux sont vendus avec de nombreux suppléments et beaucoup de publicités. C’est un bon moyen pour savoir où se trouvent les magasins spécialisés et les bonnes affaires. 


Pour plus de conseils afin de réussir votre installation et votre séjour  à Chicago, je vous conseille la lecture de mon livre : Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families paru en Août 2012 aux éditions Summertime Publishing. 

lundi 27 août 2012

Publication de mon guide sur Chicago pour les familles expatriées


Mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, publié aux éditions Summertime Publishing, est désormais disponible en version papier et Kindle sur amazon.com, amazon.co.uk et amazon.fr

Si vous l’avez acheté, lu et apprécié, surtout n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce blog ou encore mieux écrivez une critique sur le site Amazon de votre choix à propos de mon livre. 

Si vous avez des questions sur mon guide ou si vous souhaitez en parler sur votre blog ou rédiger un article pour un magazine papier ou en ligne, contactez-moi : contact@writerforever.com

Merci et à très bientôt sur Expat Forever pour la suite des aventures !!

Crédit photo : Véronique Martin-Place

lundi 20 août 2012

Collections d’expat



Au fil de mes pérégrinations à travers le monde, j’ai commencé des mini-collections d’objets me rappelant les pays où j’ai vécu. Parfois, ce ne sont juste que quelques objets juxtaposés sur une étagère, une console, une table … Ils ont une grande importance dans mon quotidien d’expat. Ils me rappellent des endroits, des ambiances et des moments gravés à jamais dans ma mémoire.

 

Ma collection de mugs


J’ai commencé par des mugs norvégiens auxquels se sont ajoutés les mugs Sri Lankais, blancs avec des éléphants noirs, puis des mugs américains (Chicago, Starbucks).

 

Ma collection de bougies


En Norvège, on met des bougies de partout et en toute occasion, surtout en hiver. A Oslo, j’ai donc commencé une collection éphémère de bougies nordiques. J’ai continué avec  des bougies fleurs de lotus à Sri Lanka, puis des bougies pour Halloween et Thanksgiving aux Etats-Unis.

Bougies

Spécial Sri Lanka


A Colombo, j’adorais un magasin du nom de Barefoot qui fabrique de magnifiques tissus très colorés et réalisés traditionnellement. J’y ai acheté, entre autres, des peluches uniques pour les enfants que je conserve jalousement. Ce sont mes petits trésors de guerre.
Colombo rime aussi avec éléphants, un animal très présent a la maison et contrairement à ce que l’on pourrait croire pas si encombrant …
Et puis, il y a les représentations de Bouddha ...


Spécial Etats-Unis


A Chicago, je n’ai pas vraiment entamé de collection particulière. En revanche, mes filles s’en sont chargées pour moi. La preuve avec cette photo :

Poupées American Girl


Et elles ne sont pas toutes là !

Et vous, est-ce que vous avez des collections d’expat ? Que vous apportent ces objets ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

Crédits photos : Véronique Martin-Place

lundi 13 août 2012

Ma nouvelle expat


Expat Forever en Chine

Après mon billet faisant le bilan de mes quatre années d’expatriation à Chicago, j’entends d’ici les chuchotements : « Mais où est-ce qu’elle part ? »


Eh bien, voilà ! Ce sera la Chine et la ville de Shanghai ! Je suis EN-THOU-SIASTE !! Celles qui me connaissent rient jaune (désolée, peux pas m’empêcher). Moi qui voulais aller en Amérique Latine et plus particulièrement au Chili, c’est RA-TE !!! Avant que certain(e)s, ne me le dise, oui je sais, ça commence par les trois mêmes lettre C-H-I qui sont aussi les trois premières lettres de CHICAGO.

Dois-je y voir un signe du destin ? Sans doute. Car il y en avait déjà eu un, il y a quatre ans de cela. Figurez-vous, qu’en janvier 2008, je suis allée à Shanghai pour des raisons professionnelles. J’ai donc vu de mes propres yeux la ville tentaculaire, urbanisée à l’excès et polluée. Dans le car qui nous emmenait visiter une usine dans la banlieue de Shanghai, ma collègue de travail me demanda : « Véronique, tu te verrais vivre ici pendant 3 ans ? » et moi de répondre « Naann, pas vraiment !». Le petit Jésus des RH a dû m’entendre. 

Vue aérienne de Shanghai
Je suis donc aux anges et désormais motivée et remontée à bloc pour vivre une nouvelle aventure CHI-noise. D’ailleurs, je ne vois désormais plus que des avantages à cette nouvelle expatriation en Chine :

  • PLUS DE CNED : mes filles réintégrant une école française de l’étranger, je n’aurais plus à faire la maîtresse. Certes, il y aura toujours de l’aide aux devoirs, mais plus ceux du CNED qui venaient s‘ajouter aux devoirs de l’école américaine. 
  • PLUS DE LUNCH BOXES : fini le casse-tête chinois (désolée, peux pas m’empêcher) de la veille au soir ou du matin de bonne heure, au choix. C’est le grand retour de la cantine scolaire.
  • PLUS DE TRAJETS SCOLAIRES : bon, là je pousse un peu car j’habitais à cinq minutes à pied de l’école. Là-bas, il y aura le bus du lycée. C’est pas cool, ça ?
  • PLUSSSSSS D’ECOLE : la journée d’école se termine à 15h00 ! A Chicago, mes filles terminaient à 13h45. Mais que vais-je faire de tout ce temps ? Ecrire un deuxième livre !

Et vous, vous allez où? Alors, heureus(e) ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 6 août 2012

Interview avec une conjointe d'expatrié auto-entrepreneure


Stéphanie Tailleux
Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat auto-entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre la vie au quotidien en expatriation. Ces interviews démontrent que l’on peut être un conjoint d’expatrié et se réaliser professionnellement. 
Ce mois-ci, j’ai rencontré Stéphanie Talleux qui est à la fois coach, formatrice en transition professionnelle et mobilité internationale et rédactrice spécialisée en expatriation. Elle vient de publier Conjoint d’expatrié, votre carrière continue ! aux éditions Studyrama Pro. 


Expat Forever : Bonjour Stéphanie. D’où êtes-vous originaire ?

ST : Du Pas-de-Calais ! Je reste très attachée à ma région d’origine.

EF : Où vivez-vous actuellement et depuis combien de temps ? 

ST : Je vis à Paris depuis novembre 2010.

EF : Vous avez été expatriée à Londres, Singapour et Hong Kong. Pouvez-vous nous retracer votre parcours d’expatriée et votre ressenti personnel pour chacune de ces destinations ?

ST : Mon parcours d’expatriée recouvre presque toute ma vie de femme ! Ma première expatriation a été à Londres. J’ai toujours senti que l’on partirait un jour. J’ai d’ailleurs très vite géré la fin de mes études et le début de ma carrière en prévision de ce départ. Ce fût donc Londres, en 1998. J’avais 28 ans et mon deuxième enfant venait de naître. La découverte de la vie expatriée m’a libérée d’une injonction sociétale française : reprendre vite le travail à l’arrivée du bébé. J’avais un vrai besoin de vivre pleinement l’arrivée de mes enfants avec du temps pour eux, un temps que je ne compte pas, que je ne gère pas, un peu comme un animal. Dans la communauté expatriée, ce choix de vie est socialement accepté, mais aussi dans la société anglaise. Ce n’est pas forcément formidable pour le statut de la femme, pour son autonomie. Mais enfin, cela a parfaitement collé avec ce besoin personnel à cette période de ma vie. On peut dire que Londres a permis que je satisfasse ce critère personnel de réussite de carrière.
Très vite, après la naissance de mon troisième enfant, nous sommes revenus vivre à Paris. J’ai souhaité y conserver certains aspects de la vie londonienne : nous nous sommes installés près d’un parc et nous avons inscrit les enfants dans une école bilingue. Elles ont y ont retrouvé des enfants expatriés anglais, japonais, coréens, etc venus vivre à Paris. Nous avons souhaité qu’elles restent des « third culture children ». Nous-mêmes sommes restés des internationaux à vie…
Mon mari a ensuite souhaité travailler à Singapour. C’est vraiment là, à Singapour, que j’ai découvert la communauté expatriée. J’étais rédactrice en chef du magazine expat francophone local. Très vite, j’ai compris la valeur du rapport d’étonnement des nouveaux venus, et surtout des primo partants. Mais j’ai vite réalisé que certains sujets étaient difficiles à aborder : le malaise des femmes conjointes d’expatriés, les difficultés des adolescents, etc. Il fallait présenter l’expatriation sous son côté flatteur. Nous avons pu traiter certains sujets, d’autres ont été édulcorés avant de pouvoir paraître… C’est de cette manière que j’ai découvert ce que l’on appelle « le mythe sexy de l’expatriation ». J’ai aussi beaucoup appris sur les opportunités formidables du monde de l’expatriation dans l’acquisition de nouvelles compétences professionnelles. Bien abordé, ce passage peut constituer un véritable tremplin, ouvrir de nouvelles opportunités. J’ai commencé à construire un solide réseau professionnel à Singapour.
Nous sommes ensuite partis vivre à Hong Kong. Mon mari passait presque 50% de son temps en dehors de Hong Kong, je m’y suis donc sentie très seule. Sur place, j’ai commencé à modéliser les clés de réussite de la carrière du conjoint d’expatrié, en marge de mon travail de journaliste. J’y ai fortement consolidé mon réseau professionnel, plus que mon réseau affectif d’ailleurs. 
Nous sommes ensuite revenus vivre à Paris. Je suis heureuse de retrouver mon pays, mes amis et ma famille et de m’installer durablement sur le plan professionnel.

EF : Pendant cette longue période d’expatriation, comment avez-vous réussi à gérer votre carrière et votre statut de conjointe accompagnatrice ? 

ST : Cela s’est fait de manière empirique, comme de nombreux conjoints. Avec beaucoup de moments de solitude et de doutes. De manière informelle, une fois en expatriation, j’ai vite senti que la question de ma carrière n’était pas d’actualité. Il faut une belle dose d’énergie pour la remettre au premier plan. 
Dès mes études, la dimension internationale s’est imposée. Mon mémoire de fin d’études à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble portait sur la gestion des ressources humaines à l’international, celui du Celsa ensuite s’intéressait à la communication interculturelle. J’ai formé ensuite des DRH à l’interculturel au sein d’un cabinet de consultants.
Après notre expatriation à Londres, j’avais perdu le fil de ma carrière. A cette époque, j’aurais eu besoin de faire un bilan et d’être accompagnée. Au contraire, j’ai agi de manière empirique aux côtés d’une amie aux prises avec les mêmes problématiques que moi : elle était de retour d’une expatriation en Australie. Je suis allée vivre à Singapour et elle est partie s’installer à Montpellier, nous avons suivi nos maris…
A Singapour, j’ai profité des opportunités offertes par le bénévolat en expatriation. On peut vivre en expatriation de véritables expériences professionnelles avec le même degré d’exigence qu’en entreprise. L’important est d’être au clair avec son objectif personnel. Le mien était de continuer dans la communication et d’y acquérir de nouvelles compétences. On m’a offert la possibilité de manager une belle équipe de rédaction. Je me suis lancée, c ‘était une expérience formidable. 
A Hong Kong, la société de mon mari m’a offert les services d’une coach pour retrouver un travail sur place, ainsi que des cours de langue. J’étais enchantée de cette opportunité. Mais cela a surtout été l’occasion de comprendre les insuffisances de ce type de prestations: incompréhensions interculturelles, aucun travail sur les freins personnels, pas de mise à profit des opportunités offertes par le monde de l’expatriation. Ce fût l’impulsion pour lancer mon propre projet !  Tout naturellement, de retour à Paris, j’ai suivi ma propre méthode pour me réinsérer professionnellement. 

EF : Aujourd’hui vous êtes coach, formatrice en transition professionnelle et mobilité internationale et rédactrice spécialisée en expatriation. Comment en êtes-vous arrivé là ?

ST : Je m’appuie bien entendu sur mes connaissances acquises en gestion des ressources humaines à Sciences Po et en communication interculturelle au Celsa. Et sur ma forte connaissance du milieu expatrié, de ses ressources et contraintes. 
Ma progression ne laisse désormais rien au hasard et permet de saisir toutes les opportunités : je suis ma méthode et je travaille sur mes trois axes : mon réseau, ma performance et mon image :
  • Ma performance : je me suis formée au coaching pour accroitre l’impact et l’efficacité de mes formations. J’ai ainsi adapté le meilleur des outils de coaching aux besoins des conjoints. J’accompagne mes clients dans la conduite de leur projet de manière personnalisée. Je rédige en outre un livre sur le changement de carrière avec 8 managers du réseau professionnel EPWN, ce qui me permet de mettre le doigt encore plus précisément sur les spécificités de la transition professionnelle en expatriation et d’actualiser mes compétences en ressources humaines. J’ai en outre suivi des séminaires de spécialisation au Celsa : techniques de recherche d’emploi, e-réputation, etc. je me forme en permanence.
  • Mon réseau : la construction de mon réseau est désormais une démarche professionnelle. Il me permet d’actualiser mes  compétences et d’en acquérir de nouvelles, de gérer ma visibilité et de me ressourcer. Depuis mon arrivée à Paris, j’ai enrichi mon réseau des meilleurs spécialistes en matière de mobilité internationale.
  • Mon image : mon livre est un des axes de communication sur mon expertise. Je travaille actuellement sur le site internet et le blog pour rester en contact permanent avec mon réseau et mes clients. 

EF : Votre livre Conjoint d’expatrié, votre carrière continue ! vient d’être publié aux éditions Studyrama Pro. Pouvez-vous nous en parlez un plus ?

ST : J’ai développé une méthode de conduite de carrière pour le conjoint d’expatrié. On sait très bien gérer les carrières linéaires en France mais on aborde beaucoup plus difficilement les carrières atypiques. Les Français ont un frein culturel par rapport à ce type de carrière, principalement parce qu’ils n’ont pas appris à la conduire. Le conjoint d’expatrié vit une situation particulière : d’une part, il mène cette carrière dans un milieu inconnu et il lui faut apprendre à repérer les opportunités offertes par l’expatriation pour son projet professionnel. Il faut bien reconnaître que la carrière du conjoint est rarement une priorité pour l’entreprise, dans la communauté expatriée et même au sein des couples. Par conséquent si il existe une vraie culture de l’accueil en expatriation, la culture de l’accueil du conjoint en tant que professionnel en recherche d’emploi est rare. Le conjoint en arrivant dans un nouveau pays constate qu’il a perdu de nombreux points d’appui (une langue dans laquelle il est performant, un réseau, un environnement connu, etc.), mais il est totalement aveugle sur les opportunités qui s’offrent à lui. Le partage d’expérience est rare sur ces points.
Ce livre pallie cette carence. Vous y découvrirez ma méthode et de nombreux outils pour conduire votre carrière en tant que conjoint suiveur en expatriation. Il s’adresse aux conjoints, une population qui me tient à cœur, mais il est tout aussi efficace pour les personnes qui souhaitent chercher un travail à l’étranger en solo. Il propose un portrait réaliste du monde de l’expatriation, de ses dangers mais aussi de ses opportunités. J’aborde la question de l’efficacité professionnelle dans ce contexte mais aussi dans une très large mesure celle du bien-être car il est indispensable à cette efficacité. Il dévoile ainsi la face cachée de l’expatriation, sans langue de bois.

Le livre de Stéphanie Tailleux


EF: Quels conseils d’ordre personnel et professionnel donneriez-vous à d’autres conjoints accompagnateurs qui s’apprêtent à suivre leurs partenaires à l’étranger pour la première fois ?

ST : Avant tout se donner le droit de construire son propre projet, personnel et professionnel. On a trop souvent tendance à se mettre au second plan de celui de l’expatrié. Puis s’en donner les moyens en construisant en quelque sorte un contrat d’expatriation avec son conjoint où chacun exprime ses vrais besoins et ses souhaits pour cette nouvelle aventure. 
Et surtout, surtout prendre soin de son bien-être. 

Merci Stéphanie pour cet interview et votre livre qui repondent à la realité du conjont d'expatrié.

lundi 30 juillet 2012

Mon bilan de quatre ans d’expatriation à Chicago


A quelques jours de mon départ définitif de Chicago, j’ai décidé de dresser le bilan de ces quatre dernières années. Ce séjour aura été riche sur tous les plans. Une expatriation donc plutôt réussie. La preuve …


Mon évolution professionnelle en expatriation 


  • Si la première année a été difficile parce que je n’ai pas trouvé de travail, j’ai finalement su retourner la situation en ma faveur en créant mon activité de rédactrice indépendante et mon site professionnel Writer Forever à la fin de l’année 2009. 
  • Quelques mois plus tard, en avril 2010, je mettais en ligne ce blog me spécialisant ainsi sur un thème d’écriture particulier, l’expatriation.
  • Ce séjour américain m’a permis d’avoir une meilleure approche et une meilleure compréhension de la notion de networking, que ce soit en face à face ou en ligne sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter, Facebook). Un bon usage de son réseau est essentiel aux Etats-Unis, mais c’est encore plus vrai quand on est un conjoint d’expatrié, auto-entrepreneur qui plus est. 
  • Enfin, ce séjour se termine avec l’aboutissement d’un projet qui me tenait énormément à cœur, à savoir la publication de mon premier livre, Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, aux éditions Summertime Publishing. Il sera publié cet été en version papier et électronique (Kindle Edition). J’en assurerai la promotion à distance et donc principalement en ligne. Ce livre m’a permis de renforcer mes compétences rédactionnelles et linguistiques et de prouver que je pouvais mener à bien un projet de longue haleine.

Finding Your Feet in Chicago est disponible sur Amazon.com, Amazon.co.uk, Amazon.fr

Mon évolution personnelle en expatriation


  • En choisissant de mettre mes deux filles dans une école américaine, je n’ai pas forcément choisi le plus simple pour elles et pour moi, surtout au début de notre séjour. Mais cette décision a réellement permis notre intégration au sein de la communauté locale américaine et une meilleure compréhension de celle-ci. Et puis, on s’est fait des amis pour la vie. 
  • Cette expatriation m’a aussi permis de m’affirmer. Un séjour comme celui-ci permet, notamment pour le conjoint accompagnateur, de se recentrer sur soi : qu’est-ce qui me motive ? De quoi ai-je réellement envie ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire de ma vie ? etc… Je mets plus en adéquation mon système de valeurs avec mon mode de vie. Concrètement, par exemple, je suis devenue végétarienne ! Pas facile au pays du burger et du BBQ !
  • Enfin, je deviens de plus en plus indépendante et autonome, c’est sans doute un effet inversement proportionnel dû au fait qu’après tout je ne suis qu’un « conjoint suiveur » comme on me le rappelle de temps en temps ...


Et vous, quel bilan faite-vous de votre expatriation ? Qu’en retirez-vous sur un plan professionnel et/ou personnel ? Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation.

lundi 23 juillet 2012

Quel système scolaire choisir lors d’une expatriation aux USA ?


Si vous avez pour projet de vous expatrier en famille aux Etats-Unis, vous vous posez certainement la question suivante : « Dois-je choisir une école américaine ou une école française aux Etats-Unis pour mes enfants ? » Évidemment, tout va dépendre de l’offre présente dans votre ville d’accueil. Néanmoins, si vous avez le choix entre ces deux options, il n’est alors pas facile de prendre une décision. Pour vous aider, voici quelques critères à prendre en considération avant de sauter le pas. 

L’âge de l’enfant expatrié


S’il n’y a pas d’âge précis pour qu’un enfant soit scolarisé dans un système scolaire ou dans un autre, il faut avant tout prendre en considération les besoins et la personnalité de l’enfant. S’adapte-t-il facilement ? A-t-il des facilités ou au contraire des difficultés d’apprentissage ? Ces questions sont importantes surtout si vous avez des enfants à l’école primaire. Je pense en effet qu’il est plus facile de scolariser un jeune enfant (avant 6 ans) dans le système scolaire local. Bien qu’il soit difficile de généraliser. Chaque enfant étant différent, le système local peut fonctionner pour votre aîné mais pas forcément pour votre cadet. Pas facile d’être un parent, encore moins d’être un parent expatrié !

Un choix stratégique : l’apprentissage de l’anglais en immersion totale


Je ne vais surprendre personne en disant qu’apprendre une seconde langue vivante à un jeune âge et en l’occurrence l’anglais est un avantage certain pour l’avenir académique de votre enfant. De fait, choisir une école locale, privée ou publique, permettra d’accélérer le processus et une immersion immédiate dans la culture locale. Certes, cela nécessitera des ajustements sur le long terme, notamment pour maintenir la pratique du français dans la vie quotidienne de votre enfant
C’est le choix que nous avons fait pour nos deux filles lors de notre séjour américain. Pour nous, il s’agissait clairement d’une opportunité unique à ne pas manquer puisque nous savions que notre séjour aux Etats-Unis serait limité dans le temps. A la rentrée prochaine, elles intègreront une école française à l’étranger et resteront désormais dans le système éducatif français*. 

La durée de votre séjour américain


Connaître la durée de votre expatriation est un critère essentiel par rapport à ce type de décision. Et il faut bien le reconnaître, il y a très souvent une incertitude qui plane autour de la durée d’une expatriation : on peut très bien partir pour une mission de 18 mois et cinq ans plus tard toujours être là (la situation inverse est aussi possible). Sachez néanmoins, qu’un séjour court peut être une belle opportunité pour votre enfant de s’immerger dans une nouvelle culture en l’inscrivant dans une école locale, surtout s’il est relativement jeune. A l’inverse, s’il y a une forte incertitude autour de la durée de votre contrat, choisir une école française sera pour votre enfant un gage de continuité dans un contexte de changement fort. 

Dans le cadre de ce que j’appelle des expatriations récurrentes (un nouveau pays tous les trois ou cinq ans), le mieux est de choisir un système éducatif et d’éviter d’en changer à chaque nouvelle expat, dans la mesure du possible. N’oubliez pas que l’école et donc le système scolaire choisi peut devenir le seul fil directeur de la vie quotidienne de vos enfants, leur seul point d’ancrage avec la famille proche. 

Si vous projetez de venir vous installer à Chicago et que vous hésitez sur le choix de l’école, je vous conseille la lecture de mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, publié aux éditions Summertime, et disponible sur tous les sites d'Amazon. 

Et vous, quel choix scolaire avez-vous fait lors de votre expatriation ? Pour quelles raisons ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

*Nos filles ne sont restées finalement qu'un an dans le système français à Shanghai, en Chine. Après un an au lycée français, nous les avons inscrites dans une école internationale au curriculum britannique (Dulwich College Shanghai) et nous ne l'avons jamais regretté.

Dernière mise à jour de cet article, le 22 juin 2015.

Crédit Photo : Free Digital Photos
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